Dans un objectif de renforcement de la sécurité publique et de prévention des violences impli-quant des armes blanches, de nouvelles règles encadrent désormais la détention, le port, le trans-port et la vente.
Par l’arrêté du 4 juillet 2025 et le décret n° 2025-894 du 5 septembre 2025, à la suite du rapport de la mission « Mineurs et armes blanches » remis au Premier ministre le 28 mai 2025, les règles de dé-tention d’armes évoluent comme suit :
Les nouvelles armes blanches interdites
Classées en catégorie A1, voici les armes interdites aux particuliers :
- les couteaux et machette dits “Zombie”, définis par une lame fixe disposant d’un côté tranchant, d’une extrémité pointue, d’un côté dentelé et présentant en complément soit plus d’un trou dans la lame, soit plusieurs pointes acérées.
- les “coups de poing américains” d’un modèle postérieur au 1er janvier 1900 permettant à quatre doigts d’être protégés et de maintenir l’arme tout en accentuant l’efficacité vulnérante de la frappe ;
- les armes mixtes combinant un coup de poing américain tel que précédemment décrit avec une arme à feu ou ou, s’ils sont postérieurs à 1946, combinés avec une arme blanche, à impulsion électrique ou diffuseur d’aérosol.
Les détenteurs de ce type d’armes ont jusqu’au 7 décembre 2025 pour les remettre à un service de police ou de gendarmerie. Au-delà, ils encourent une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende.
L’acquisition et la détention de ces armes par des particuliers ou des professionnels non autorisés sont interdites.
Obligations pour les commerçants et professionnels
Les commerces (hors armureries) proposant à la vente certaines armes blanches désormais classées en catégorie « D a) » Arrêté du 4 juillet 2025 doivent désormais détenir une autorisation préfectorale pour vendre ce type d’armes :
- les couteaux à ouverture manuelle dits “papillons” ou “balisong” ;
- les couteaux à cran d’arrêt à ouverture automatique ;
- les armes blanches de jet appelées communément “étoiles de Ninja” ;
- les coups de poing américains combinés à une arme blanche, d’un modèle antérieur au 1er janvier 1946.
> Ces commerces ont obligation de demander leur autorisation de commercialisation avant le 7 mars 2026 auprès du service armes de la préfecture. Pour Paris, la direction des usagers et des polices administratives (DUPA) assurera la délivrance des autorisations pour les professionnels concernés, après enquête administrative.
> Ils doivent également respecter des mesures de sécurité : vitrines sécurisées pour les armes concernées et système d’alarme ou télésurveillance et afficher l’interdiction de vente aux mineurs.






